Présentation Préhistoire et Antiquité Moyen Age
Les Temps Modernes De la Révolution à nos jours Bibliographie



Les Temps Modernes

En 1594, la ville, qui avait pris le parti des Ligueurs, capitule devant Henri IV. En 1596, le présidial est transféré à Soissons qui devient siège de la Généralité en 1599. Ce n’est qu’après la Révolution que Laon retrouve sa prééminence en devenant chef-lieu du département ; en revanche, elle perd à cette occasion son évêché.

Les limites de la ville, telles qu’elles sont connues pour le Moyen Âge, changent peu jusqu’au XXe siècle. La ville haute se rétracte cependant à ses deux extrémités, à l’ouest par la disparition quasi-totale du quartier Saint-Etienne et, surtout, à l’est avec la construction d’une citadelle que Henri IV fait ériger en représailles à une trop longue résistance. Le cœur économique de la ville disparaît dans cette opération. Cette citadelle n’a qu’une piètre valeur défensive ; jusqu’au milieu du XIXe siècle, les fortifications sud, est et nord sont constituées des murailles médiévales.

Jusqu'à la révolution, la structure interne de la ville reste assez proche de ce qu’elle était au Moyen-Age. Du XVIe au XVIIIe siècle, un certain nombre de bâtiments religieux sont partiellement ou totalement reconstruits ou agrandis, d’autres sont créés : auditoire pour la justice de l’évêque en 1571, Petit Saint-Vincent en 1529-1534, séminaire en 1670, couvent de la Congrégation Notre-Dame en 1624-1632, couvent des Capucins en 1614-1621 et hôpital général de 1677 à 1690.

La construction de la citadelle causa le déplacement des habitants de ce quartier vers le centre de la Cité, déjà très peuplée. Au XVIIe siècle, de nombreux immeubles sont rénovés ou reconstruits, le parcellaire médiéval, morcelé dès le XIIIe siècle, est de nouveau adapté à l’augmentation de la population ; dans les rares espaces restés libres, cours et arrière cours par exemple, on construit des bâtiments, souvent en pan de bois, afin d’accroître les surfaces habitables. Les clercs et les gens de robe, nombreux à Laon sous l’Ancien Régime, édifient de grands hôtels dans les limites du cloître Notre-Dame et dans le Bourg. Le dernier grand chantier réalisé avant la Révolution, est la construction de casernes de cavalerie à l’extrémité ouest du Bourg.