Présentation Préhistoire et Antiquité Moyen Age
Les Temps Modernes De la Révolution à nos jours Bibliographie



De la Révolution à nos jours

La Révolution bouleverse une cité marquée par la prédominance du clergé. L’évêché est supprimé. De douze, le nombre de paroisses passe à deux. De nombreux édifices religieux sont alors détruits ou reconvertis, telle l’ancienne abbaye Saint-Jean qui devient le siège de la préfecture, l’ancien palais épiscopal occupé aujourd’hui par le tribunal de grande instance, l’ancienne collégiale Saint-Jean du Bourg transformée en habitations privées... La municipalité procède à des aménagements urbains. Un nouvel hôtel de ville est édifié et une place aménagée là où se trouvait l’ancien château royal. Des plans d’alignement sont mis en œuvre. Des solutions sont apportées aux problèmes de l’accès à la ville haute (nouvelles rampes vers 1850), de l’adduction d’eau et de l’assainissement. La construction de la Caisse d’Epargne, de l’école Normale (1879-1881) et du grand lycée National (1884-1887) illustrent les préoccupations de l’époque. Des casernes (1840, 1880), arsenaux et poudrières (1840, entre 1870 et 1880), le poste optique du fort Morlot commandant le dispositif "Séré de Rivière" (1879), la réalisation d’un plan-relief (1854-1858) montrent que la valeur stratégique de la place forte de Laon est maintenue. D’importants travaux de restauration sont entrepris sur la cathédrale par Emile Bœswillwald, disciple de Viollet-le-Duc. Un musée se constitue dès 1850.


Batterie Morlot

A la veille de la Grande Guerre, la butte de Laon perd son intérêt stratégique.
En "ville basse", les faubourgs prennent désormais une importance déterminante et concentrent une bonne partie des constructions modernes liées aux plans d’aménagement, de reconstruction et d’embellissement consécutifs aux deux conflits mondiaux. Sur la ville basse, la municipalité gère son patrimoine ancien, privé ou public: la Maison des Arts et Loisirs de Laon, s’établit sur l’ancien hôtel-Dieu, entre temps converti en marché couvert (1970); les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Martin accueillent la bibliothèque municipale (1980); le POMA, premier métro câblé de France, relie la ville basse et le plateau. Depuis 1991, l’office de tourisme, installé dans l’ancien hôtel-Dieu du XIIe siècle, présente une copie à l’identique du plan-relief de la ville.