Présentation Préhistoire et Antiquité Moyen Age 
Les Temps Modernes De la Révolution à nos jours Bibliographie 
Le Moyen Age
Entre 497 et 511, Saint Remi élève Laon à la dignité de cité par la création d'un évêché démembré de celui de Reims. Au VIe siècle, la cité se confond encore probablement avec le castrum du Bas Empire.
En dehors des murs de la Cité, à louest, le peuplement se développe autour des églises Saint-Pierre-le-Viel et Saint-Julien. Un ou plusieurs noyaux de peuplement semblent également se développer sur le bras sud-ouest de la butte. En ville basse, le faubourg de Vaux existe probablement avant même le haut Moyen-Age et les faubourgs de Saint-Marcel, de Semilly et de Leuilly apparaissent peut-être à cette époque. Le faubourg dArdon semble assez tardif et encore quasi inexistant au Xe siècle.
La Cité contient la cathédrale, reconstruite dans le premier tiers du IXe siècle, la résidence de lévêque et le cloître des chanoines au nord, et, au sud, le palais royal et labbaye Notre-Dame (abbaye Saint-Jean), fondée hors les murs en 648 par Sainte Salaberge. La seule église de la Cité, mentionnée avant la fin du Xe siècle, est léglise Sainte-Geneviève. La collégiale Saint-Corneil et Saint-Cyprien, reconstruite et probablement déplacée dans la seconde moitié du XIIIe siècle, serait une fondation carolingienne, comme le premier Hôtel-Dieu construit à proximité du palais royal. La majorité des églises de la Cité remonte cependant peut-être à la fin du haut Moyen-Age, à lexemple de Saint-Martin-au-Parvis qui fut reconstruite au XIe siècle.
Dès la fin du XIe siècle, Laon connaît un développement très important, et, vers le milieu du XIIIe siècle, la ville abrite une population dau moins 10.000 habitants, dont environ les deux tiers occupent la ville haute. Limportance de la ville est incontestable. La culture des moines irlandais, lexcellence de lécole épiscopale, les pôles intellectuels constitués par les abbayes urbaines Saint-Vincent et Saint-Jean et leur scriptorium, le choix enfin de Laon comme capitale et refuge des Carolingiens ont largement contribué à accroître cette renommée. La riche collection de manuscrits conservés à la bibliothèque (lien) en constitue une partie de la mémoire.
Après la révolte communale de 1112, lévêque ne joue plus un rôle prépondérant, mais le plus important chapître cathédral de France 83 chanoines en 1270 pèse de tout son poids sur la ville. Après la suppression de linstitution communale, la ville est gouvernée par un prévôt royal. Laon devient le siège du très important bailliage de Vermandois en 1237 et est élevée au rang de présidial en 1551. Elle perdra sa prééminence au profit de Soissons à lextrême fin du XVIe siècle.
À partir du début du XIIe siècle, loccupation urbaine colonise toute la ville haute, sétend hors des murs, gagne les pentes de la colline le long des voies daccès. Les écarts et faubourgs, situés en ville basse, se développent également et celui de La Neuville est créé vers 1180. Les zones périphériques, marécageuses ou forestières, sont mises en valeur par les établissements religieux et par la commune. Au nord de la ville, de grandes exploitations agricoles se développent autour de fermes dabbayes ou de seigneurs laïcs.
Vers 1240, lenceinte fortifiée est réédifiée et englobe désormais le bourg et la partie occidentale de la ville. Cet ensemble de plus de 6 kilomètres de long est aujourdhui conservé ainsi que trois grandes portes (porte dArdon, des Chenizelles, et de Soissons). Il témoigne du caractère inexpugnable de la ville.
Au XIIe siècle, la ville connaît une intense activité dédification et reconstruction. Le chantier le plus important est celui de la cathédrale et du quartier canonial et épiscopal. Le Bourg et de rares espaces libres dans la Cité font lobjet de lotissements. La Cité est densément peuplée, mais les établissements religieux occupent un espace important, surtout dans la partie centrale. Le château royal a été reconstruit dans la partie ouest de la Cité. Au nord, la zone comprise entre la cathédrale et le château est principalement habitée par laristocratie locale et par la haute bourgeoisie. Au sud et à lest du cloître du chapître cathédral, commerçants et artisans partagent lespace restant avec de nombreux établissements conventuels et des refuges dabbayes. Lextrémité est de la Cité est le cur économique de la ville. À proximité du beffroi, au nord, se trouvent la halle et le grand marché, au sud, une zone occupée par des entrepôts. La Cité abrite neuf églises paroissiales.
Le Bourg est moins densément peuplé que la Cité et les établissements religieux y occupent, proportionnellement, moins de superficie, malgré le vaste enclos de labbaye Saint-Martin. Le Bourg montre des quartiers très urbanisés, une zone artisanale et, vers louest, des étendues encore utilisées pour lélevage et lagriculture. Des moulins à vent sont construits à louest de la butte, ainsi que près de Saint-Vincent. Le Bourg compte sept paroisses.
À la fin du Moyen-Age, les faubourgs de La Neuville, Saint-Marcel, Vaux, Ardon et Semilly sont des paroisses indépendantes.
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