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Les frères Le Nain |
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Antoine 1588/1648, Louis 1593/1648, Mathieu 1607/1677, peintres français nés à Bourgnignon-sous-Montbavin prés de Laon, où lon trouve encore leur maison puis installés à Paris en 1629.
Malgré les différences évidentes de "mains", les historiens d'art ne sont pas parvenus à répartir entre chacun des trois frères les quelque soixante tableaux qui leur sont attribués avec certitude. Une oeuvre est exposée au musée municipal de Laon, "Le Concert" attribuée à Mathieu LE NAIN.
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Raoul Duval |
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(1832 1887). Né à Laon où son père, futur premier président de la Cour de Bordeaux, était substitut du procureur du roi, et par sa mère, petit fils du grand économiste JB Say. Après avoir fait ses humanités à Amiens et son droit à Dijon, il entra dans la magistrature et entama sa carrière politique.
Une mort prématurée mis fin à sa belle carrière au cours de laquelle il sétait montré vrai libéral et sincère patriote. Il mourut à Monte Carlo à lâge de 55 ans et fut inhumé au Père Lachaise. Il avait été longtemps professeur dhistoire commerciale à LEcole des Hautes Etudes Commerciales.
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Guillaume de Harcigny |
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(1300 ? 1393). Médecin de Charles VI
Né à Laon où son père, cultivateur à Harcigny en Thiérache, était venu vivre du revenu de son bien. Guillaume apprit la médecine auprès dun chanoine de la cathédrale. Il partit en Palestine pour suivre les leçons des médecins arabes. A son retour, il sinstalla à Laon dans sa maison natale qui se trouvait derrière les Cordeliers. Il opéra des cures si remarquables que sa réputation ne cessa de grandir et quon venait le consulter de tous les coins du diocèse.
Ami du Sire de Coucy, on sempressa de le faire venir à Creil lorsque lon apprit la maladie de Charles VI, qui peu à peu, grâce à lui, recouvra la santé. Il reçut mille couronnes dor de la cour et fut nommé médecin du roi. Mais celui-ci ne tarda pas à revenir à Laon où il mourut le 10 juillet 1393, laissant une fortune considérable à la ville de Laon.
Il demanda à être enterré dans le cimetière des Pères Cordeliers et ceux-ci lui firent construire un tombeau en marbre noir sur lequel était gravé en lettres dor son épitaphe en latin débutant par ces quelques mots : " Que tous sachent quici est inhumé lillustre et scientifique personnage, Guillaume de Harcigny, originaire du diocèse de Laon, en son vivant, maître en médecine et grand philosophe ". Entre la base et le sommet du monument était placé " en complet état de nudité " son effigie. Ses cendres disparurent en 1841 et sa pierre fut transférée en 1880 au musée lapidaire puis après la guerre au musée de la Chapelle des Templiers.
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Jules François Félix Husson dit Fleury Champfleury |
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(1821 ? 1889). Son père, fils dun boulanger de la Place du Marché aux Herbes qui avait pris le nom de Fleury, était le secrétaire de la mairie de Laon. Il épousa la fille de lancien secrétaire Duflot. Fleury Champfleury est né au 41 rue Vinchon. Après avoir été un élève turbulent, il entra aux côtés de son père à la mairie, mais la vie de bureau ne lui convenait pas, il quitta la mairie et senfuit à Paris. Son père, également remercié, racheta limprimerie du " Journal de lAisne " et demanda à son fils de venir travailler à ses côtés. Vite lassé, Champfleury repartit à Paris en 1843 où il logea dans une mansarde et se lia avec les écrivains de la Bohème dont Arsène Houssaye qui le fit collaborer à " lArtiste ". Cest à ce moment quil prendra le nom de Champfleury. Son père le fit revenir à Laon en 1848 mais bientôt Victor Hugo le rappela et le prit avec lui sur " lEvénement " . Il fut lancé et pendant 15 ans il fit paraître les romans qui le rendirent célèbre.
Il épousa la fille dEugène Delacroix, quil avait rencontrée dans une soirée. Même sil continua à écrire des romans, cest surtout la critique artistique qui lattira. Il montra un goût artistique tel quil fut nommé en 1872, chef des collections de la manufacture de Sèvres, dont pendant 17 ans, il dirigea, avec une science et une sagesse constantes, les destinées. Il y mourut à 68 ans.
Malgré ses caricatures parfois acerbes des Laonnois, Champfleury était toujours demeuré attaché à Laon. Il avait mis la cathédrale de Laon dans son ex-libris. Ses romans les plus célèbres sont : " Contes dAutome ", " les Excentriques ", " les Bourgeois de Molinchart ", " les Amis de la Nature "
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Gui de Laon |
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1323). Ancien élève de lEcole de Laon, puis de lUniversité de Paris, il avait conservé, bien que devenu aumônier de Philippe le Bel et trésorier de la Sainte Chapelle, détroites relations avec lEcole de Laon. Il voyait avec peine celle-ci péricliter sous leffet des querelles de la commune de Laon et cest pourquoi il décida avec son ami Raoul de Presles de lui venir en aide en fondant à Paris le Collège de Laon qui devait bientôt connaître la prospérité. Ce collège fut réuni au XVIIe siècle avec le Collège Louis le Grand. Gui de Laon donna également à léglise de Laon de quoi entretenir un Principal et trente boursiers.
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Jacques Marquette |
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(1637 1675). Fils dun élu de Laon, descendant dun échevin de la ville, venu sy fixer vers 1350. Après avoir suivi les cours à lUniversité de Pont-à-Mousson et être entré comme novice à 17 ans dans la Compagnie de Jésus de Nancy, le Père Marquette commence à enseigner aux collèges de Reims, de Charleville, de Langres puis à lUniversité de Pont-à-Mousson.
Mais à 28 ans, la vocation de missionnaire lamène à demander à partir au Canada. Lévangélisation des Indiens lui est confiée et en 1673, le gouverneur du Canada le nomme guide dune expédition pour le Québec. Après avoir parcouru les trois-quarts de son cours, lexpédition est obligée de faire demi-tour faute de vivres. Le Père Marquette, sentant que la mer nétait plus très éloignée, décide de rester et de visiter le pays des Illinois. Sentant sa fin proche, il décide de se faire descendre à terre. Ses compagnons lui bâtirent une cabane, dans laquelle il ne tardait pas à mourir. Ils lenterrèrent à proximité mais les sauvages ayant reconnu sa tombe, exhumèrent son corps et le transportèrent au chef-lieu de la mission.
En même temps, le gouverneur du Canada envoyait une copie du journal de voyage de Marquette à Colbert. Cette copie, parue en 1861 dans le " Recueil des voyages de Thévenot " sans y mentionner Marquette. Ce nest quen 1852 que le texte exact de ce journal fut publié.
Enterré sur la pointe Saint Ignace, sa tombe fut bientôt abandonnée et oubliée. Elle fut retrouvée et identifiée par hasard en 1877. Elle contenait encore quelques ossements. Dès que cette nouvelle fut connue, une association se forma pour ériger, sur les lieux de la tombe, un monument digne du grand explorateur. Un autre monument, grande croix en pierre posée sur un important socle de pierre, a été édifié en 1929 à Grafton (Illinois).
Un quartier de Laon lui vaut son nom car dans les années 1950, l'OTAN installa une base aérienne à Couvron prés de Laon pour les Américains. Le "village Marquette" fut construit pour les accueillir ainsi que leur famille.
Pour en savoir plus
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Jean Mathieu Philibert Serurier |
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(1742 1819). Le maréchal Sérurier est né dans la maison n°3 de la rue Sérurier qui fut longtemps un café à lenseigne " au berceau du maréchal ". Il était le deuxième enfant de Mathieu Guillaume Sérurier, seigneur de Saint-Gobert et de Sort, et de Elisabeth Danye, fille de Philippe Danye, Conseiller du Roi au Présidial de Laon.
Lieutenant au bataillon de milice de Laon à 13 ans en 1755, il est blessé à la mâchoire dun coup de feu à la bataille de Warbourg en 1760. Il devient colonel en 1792 mais une dénonciation le fait rayer des cadres, comme suspect. Il demande à servir comme simple grenadier. Sa belle conduite lamène vite Général de Brigade en 1793. Il se couvre de gloire en Italie et est nommé Gouverneur de Venise. Après le désastre de Verderio en 1799, il se retire à Paris et adhère au 18 brumaire et est nommé Général de Division.
Membre du Sénat conservateur, il est nommé par lEmpereur, Gouverneur des Invalides puis Maréchal de France le 19 mai 1804. Destitué à la seconde restauration, pour avoir présenté une adresse de dévouement à lEmpereur, il rentre dans la vie civile. Il meurt le 21 décembre 1819 et est inhumé au Père Lachaise. Son corps est transféré aux Invalides en 1847.
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Arsène Houssaye |
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Il naquit à Bruyères et Montbérault le 28 mars 1814. Fils de paysan du Laonnois, devenu poète, journaliste puis auteur dramatique, il sengage dans la fantastique bataille des modernes contre les classiques auprès de Théophile Gauthier et Victor Hugo.
Il composa ses premières élégies en vagabondant dans la campagne laonnoise. En 1832, il courut à Paris et vécut de la vente de ses chansons des rues, puis destaminets en nouvelles de la vie parisienne. Dès 1840, ses pièces sont jouées au Théâtre et la gloire latteint de plein fouet. En 1849, il sera nommé Directeur de la Comédie Française. La gloire ne le quittera plus et il écrira beaucoup, parfois nimporte quoi jusquà sa mort en 1896.
Ses oeuvres sont aussi nombreuses que diverses. Parmi ses romans : les aventures galantes de Margot, le Serpent sous l'herbe, La Belle au Bois Dormant, La Pantoufle de Cendrillon, et bien d'autres encore. Ses poésies : les sentiers perdus, la poésie dans les bois, poèmes antiques. Parmi ses oeuvres théâtrales : Les Caprices de la Marquise, la Comédie à la fenêtre. Ses ouvrages critiques et humoristiques : Le Voyage à Venise, l'Histoire du quarante-et-unième fauteuil de l'Académie française.
Il ne reniera jamais son pays natal, il retourna souvent à Bruyères où il fit construire trois châteaux étranges : le château de la Folie Riancourt en Breuil, le château de Valbon, et le château de Parisis. |
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