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Les Remparts

Si par le choix de son site, une butte témoin, la ville de Laon se dresse comme une forteresse naturelle prête à affronter guerres et invasions, l'homme a cependant utilisé le relief pour le transformer en place forte imprenable. La ville haute est ainsi cernée de huit kilomètres de remparts, agrémentés de nombreuses tours de flanquement (17 portes ou poternes, 46 tours de flanquements). Des portes fortifiées subsistent dans ce système de défense ceinturant la forteresse naturelle.
La porte des Chenizelles
Cette porte piétonne du 13ème siècle donnait accès au quartier des Chenizelles et à la Cuve Saint Vincent.

Son nom serait une déformation de Saint Michel, à qui une église située à proximité était dédiée ; ou encore peut-être des nombreux canaux (chenis) évacuant l'eau à proximité.
La porte d'Ardon
C'était autrefois la Porte Royer. Elle tirait son nom du Palais royal bâti à proximité et qui a disparu.

En 1594, après un an et trois mois de siège, Henri IV pénétra dans Laon par cette porte.

La porte de Soissons
Elle fut édifiée entre 1217 et 1236 par un certain Garnerius et surmontée d'un corps de garde en 1562.

La porte de Soissons s'est effondrée, côté ville, en 1895 : nous pouvons ainsi deviner l'organisation interne d'une porte de défense avec au centre du 1er étage une vaste salle voûtée où étaient installés les gardes chargés de la herse.

Un escalier en colimaçon desservait les différents niveaux et permettaient aux soldats de monter jusqu'aux mâchicoulis sous les toits.
La citadelle
Elle fut construite sur l'ordre de Henri IV pour punir la ville ligueuse. Il fallut raser un quartier pour encastrer la citadelle aux bastions tournés vers la cité dans les fortifications du Moyen Age. Bâtie de 1595 à 1598, sur les plans d'Antoine Etienne «pour tenir les habitants en bride», elle s'appuie sur les fortifications de la ville. Toute sa force résidait en réalité en deux demi-bastions tournés vers la ville. Ses fossés ont été nivelés au 18ème siècle pour être transformés en promenade. Elle fut restaurée à la demande de Louis Philippe de 1835 à 1845. La porte Henri IV placée au milieu de la courtine occidentale fut garnie d'un pont levis à la Poncelet en 1847.